Guide Réglementations Énergétiques - Eden.green

Réglementations énergétiques

Le guide ultime pour vos bâtiments

5
Réglementations clés
2050
Horizon principal
-60%
Objectif de réduction
A+
Préambule

Introduction

Les bâtiments professionnels sont au cœur des politiques publiques de réduction des consommations énergétiques et des émissions de gaz à effet de serre.

La Loi F-GAS III, Décret BACS, Loi LOM, Loi APER et Dispositif Éco-Énergie Tertiaire constituent aujourd'hui un ensemble structurant d'obligations, avec des échéances étalées dans le temps et des impacts directs sur l'exploitation, les choix techniques et les investissements à anticiper.

Cadre clair

Périmètre et acteurs concernés

Échéances

Obligations et délais précis

Sanctions

Risques en cas de non-conformité

Ce livre blanc a pour objectif de poser un cadre clair et factuel pour chacune de ces réglementations. Il vise à aider les propriétaires, exploitants et décideurs à se repérer dans ce corpus réglementaire et à identifier les sujets à traiter.

Au-delà de la conformité, ces textes s'inscrivent dans une trajectoire liée aux enjeux climatiques et à la sobriété énergétique. Ils participent à une évolution progressive des bâtiments vers des usages plus maîtrisés, une meilleure gestion des ressources et une réduction durable des impacts environnementaux.

1
Chapitre 1

Loi F-GAS III

Contexte et objectifs

La loi F-GAS III (réglementation européenne n��517/2014/UE) vise à réduire l'utilisation des gaz à effet de serre fluorés, principalement les HFC (hydrofluorocarbures), très émissifs.

Climatisation Pompe à chaleur Réfrigération Gaz HFC

La loi F-Gas respecte trois aspects :

1

Contrôle d'étanchéité

Des équipements contenant des gaz fluorés

2

Remplacement des équipements en exploitation

Utilisant des gaz à fort impact climatique

3

Interdiction de mise sur le marché

Des gaz et équipements non conformes

Objectif : réduction progressive jusqu'en 2030 de leur mise sur le marché et de leur conservation en exploitation, afin de :

Limiter les émissions de GES fluorés

Réduire la dépendance aux fluides frigorigènes à fort PRP (Potentiel de Réchauffement Planétaire)

Réduire les pertes de fluides frigorigènes via les fuites de fluides frigos via les équipements en exploitation

Attention

Le remplacement est à prévoir sous certaines conditions : exemple 1 PAC avec un fluide non régénéré ni recyclé dont le GWP > 2500 est interdit à partir du 01/01/2026.

Qui est concerné ?

Producteurs / importateurs et exportateurs de HFC

Exploitants d'équipements fixes ou mobiles contenant des fluides frigorigènes (climatisation, réfrigération, process, protection incendie, etc.)

Obligations et échéances

Interdiction en exploitation

Équipements de réfrigération existants
  • Depuis le 1er janvier 2020 : interdiction d'utiliser des GESF avec un PRP ≥ 2500 pour les équipements ayant une charge ≥ 40 tCO₂ équivalent, sauf gaz régénérés ou recyclés.
  • À partir du 1er janvier 2025 : interdiction étendue à tous les GESF avec un PRP ≥ 2500, hors gaz régénérés ou recyclés.
  • À partir du 1er janvier 2030 : interdiction totale y compris pour les gaz régénérés ou recyclés ayant un PRP ≥ 2500.

Exceptions : équipements militaires et applications spécifiques nécessitant des températures inférieures à -50 °C.

Équipements de climatisation et pompes à chaleur existants
  • À partir du 1er janvier 2026 : interdiction d'utilisation des GESF inscrits à l'annexe I avec un PRP ≥ 2500, hors gaz régénérés ou recyclés.
  • À partir du 1er janvier 2032 : interdiction totale, y compris pour les gaz régénérés ou recyclés ayant un PRP ≥ 2500.
Équipements de réfrigération fixes (hors refroidisseurs)
  • À partir du 1er janvier 2032 : interdiction des GESF inscrits à l'annexe I ayant un PRP ≥ 750.
  • Les gaz régénérés ou recyclés restent autorisés sous conditions.

Exceptions : équipements militaires, applications à très basse température (< -50 °C) et systèmes dédiés au refroidissement des centrales nucléaires.

Interdiction de mise sur le marché

Réfrigérateurs et congélateurs à usage commercial (équipements autonomes)
  • Depuis le 1er janvier 2020 : interdiction des équipements contenant des HFC avec un PRP ≥ 2500.
  • Depuis le 1er janvier 2022 : interdiction des équipements contenant des HFC avec un PRP ≥ 150.
  • À partir du 1er janvier 2025 : interdiction des équipements contenant d'autres gaz à effet de serre fluorés avec un PRP ≥ 150.
Équipements de réfrigération autonomes (hors refroidisseurs)
  • À partir du 1er janvier 2025 : interdiction des équipements contenant des gaz à effet de serre fluorés avec un PRP ≥ 150.
  • Exception possible si nécessaire pour satisfaire aux exigences de sécurité sur le site d'exploitation.
Équipements de réfrigération fixes (hors refroidisseurs – chillers)
  • Depuis le 1er janvier 2020 : interdiction des équipements contenant des HFC avec un PRP ≥ 2500.
  • À partir du 1er janvier 2025 : interdiction des équipements contenant des gaz à effet de serre fluorés avec un PRP ≥ 2500.
  • À partir du 1er janvier 2030 : interdiction des équipements contenant des gaz à effet de serre fluorés avec un PRP ≥ 150.
  • Exceptions : applications nécessitant des températures inférieures à -50 °C ou exigences de sécurité spécifiques sur site.
Équipements de réfrigération centralisés multipostes (usage commercial ≥ 40 kW)
  • Depuis le 1er janvier 2022 : interdiction des équipements utilisant des gaz à effet de serre fluorés avec un PRP ≥ 150.
  • Exception : les circuits primaires de réfrigération des systèmes en cascade peuvent utiliser des fluides dont le PRP est inférieur à 1500.
Refroidisseurs fixes (Chillers)
  • Depuis le 1er janvier 2020 : interdiction des refroidisseurs utilisant des HFC avec un PRP ≥ 2500.
  • À partir du 1er janvier 2027 :
  • • interdiction des gaz fluorés avec un PRP ≥ 150 pour les refroidisseurs de capacité nominale ≤ 12 kW,
  • • interdiction des gaz fluorés avec un PRP ≥ 750 pour les refroidisseurs de capacité nominale > 12 kW.
  • À partir du 1er janvier 2032 : interdiction des gaz fluorés avec un PRP ≥ 150 pour les refroidisseurs de capacité nominale ≤ 12 kW.
Équipements de climatisation autonomes et pompes à chaleur autonomes (hors refroidisseurs)
  • Depuis le 1er janvier 2020 : interdiction des équipements à brancher déplaçables d'une pièce à l'autre contenant des HFC avec un PRP ≥ 150.
  • À partir du 1er janvier 2027 : interdiction des équipements de climatisation à brancher, monoblocs, autres équipements autonomes et pompes à chaleur autonomes (≤ 12 kW) contenant des gaz fluorés avec un PRP ≥ 150.
  • À partir du 1er janvier 2032 : interdiction étendue à l'ensemble des équipements autonomes et pompes à chaleur autonomes (≤ 12 kW) contenant des gaz à effet de serre fluorés.
  • Des dérogations peuvent s'appliquer lorsque l'utilisation de gaz à faible PRP ne permet pas de satisfaire aux exigences de sécurité sur le site d'exploitation.
Équipements de climatisation monoblocs et PAC autonomes (12 à 50 kW)
  • À partir du 1er janvier 2027 : interdiction des équipements contenant des gaz à effet de serre fluorés avec un PRP ≥ 150.
  • À partir du 1er janvier 2030 : interdiction des autres équipements de climatisation autonomes et pompes à chaleur autonomes contenant des gaz fluorés avec un PRP ≥ 150.
  • Des exceptions sont prévues lorsque les exigences de sécurité ne permettent pas le recours à des gaz dont le PRP est inférieur à 150 (PRP plafond autorisé : 750).
Équipements de climatisation et pompes à chaleur bi-blocs
  • À partir du 1er janvier 2025 : interdiction des systèmes bi-blocs contenant moins de 3 kg de gaz fluorés inscrits à l'annexe I avec un PRP ≥ 750.
  • À partir du 1er janvier 2027 : interdiction des systèmes bi-blocs air-eau ≤ 12 kW utilisant des gaz fluorés avec un PRP ≥ 150.
  • À partir du 1er janvier 2029 : interdiction des systèmes bi-blocs air-air ≤ 12 kW utilisant des gaz fluorés avec un PRP ≥ 150.
  • À partir du 1er janvier 2033 : interdiction généralisée des systèmes bi-blocs ≤ 12 kW utilisant des gaz fluorés avec un PRP ≥ 150.
  • À partir du 1er janvier 2035 : interdiction des systèmes bi-blocs > 12 kW contenant des gaz fluorés, sauf dérogation liée à la sécurit�� du site.
Équipements de protection incendie
  • À partir du 7 avril 2007 : interdiction des équipements contenant des PFC.
  • À partir du 1er janvier 2016 : interdiction des équipements contenant du HFC-23.
  • À partir du 1er janvier 2025 : interdiction des équipements contenant, ou dont le fonctionnement est tributaire, d'autres gaz à effet de serre fluorés inscrits à l'annexe I, sauf si cela est nécessaire pour satisfaire aux exigences de sécurité du site d'exploitation.
Mousses
  • À partir du 1er janvier 2020 : interdiction des mousses en polystyrène extrudé (XPS) contenant des HFC avec un PRP ≥ 150, sauf si ce type de mousse est nécessaire pour satisfaire aux normes de sécurité nationales.
  • À partir du 1er janvier 2023 : interdiction des autres mousses XPS contenant des HFC avec un PRP ≥ 150, sauf si nécessaires pour satisfaire aux normes de sécurité nationales.
  • À partir du 1er janvier 2033 : interdiction des mousses contenant des gaz à effet de serre fluorés, sauf si cela est nécessaire pour satisfaire aux exigences de sécurité.

Maintenance / Contrôle d'étanchéité

Contrôles d'étanchéité – Gaz à effet de serre fluorés (Règlement UE 2024/573)

HFC, PFC – Annexe I

ex. : R-32, R-134a, R-410a, etc.

Charge comprise entre 5 et 50 t éq. CO₂

  • Sans système de détection : 12 mois
  • Avec système de détection : 24 mois

Charge comprise entre 50 et 500 t éq. CO₂

  • Sans système de détection : 6 mois
  • Avec système de détection : 12 mois

Charge ≥ 500 t éq. CO₂

Équipements mobiles

  • Sans système de détection : 3 mois
  • Avec système de détection : 6 mois

Équipements fixes

  • Sans système de détection : Pas de périodicité
  • Avec système de détection : 6 mois
Gaz fluorés – Annexe II section 1

ex. : HFO R-1234ze, R-1234yf, etc.

Charge comprise entre 1 et 10 kg

  • Sans système de détection : 12 mois
  • Avec système de détection : 24 mois

Charge comprise entre 10 et 100 kg

  • Sans système de détection : 6 mois
  • Avec système de détection : 12 mois

Charge ≥ 100 kg

Équipements mobiles

  • Sans système de détection : 3 mois
  • Avec système de détection : 6 mois

Équipements fixes

  • Sans système de détection : Pas de périodicité
  • Avec système de détection : 6 mois

Point d'attention : Les délais d'interdiction de la loi F-Gas ne sont pas les mêmes pour l'achat des équipements et pour leur exploitation.

Aides et subventions éventuelles

Les subventions liées à la réglementation F-GAS étant très spécifiques et dépendantes de chaque situation, il est recommandé de se rapprocher de nos experts pour une analyse personnalisée.

Sanctions prévues

📋

Amendes légères

48 à 450 € (défaut de fiche d'intervention ou déclaration)

⚠️

Amendes de récidive

1 500 à 3 000 € en cas de récidive

⚖️

Amendes majeures

Jusqu'à 75 000 € d'amende et 2 ans d'emprisonnement pour non-respect majeur (non-récupération des fluides, dégazage, défaut d'attestation)

Lien avec les autres réglementations

  • Lien direct avec le Dispositif Éco-Énergie Tertiaire, qui incite au remplacement d'installations énergivores par des équipements plus performants.
  • Complémentarité avec les réglementations visant la performance énergétique.
2
Chapitre 2

Décret BACS

Contexte et objectifs

Le Décret BACS (Building Automation & Control Systems – n°2020-887 du 20/07/2020) impose l'installation de systèmes de gestion technique du bâtiment (GTB) ainsi que la mise en place de système de sous-comptage dans le tertiaire.

Objectif : améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments grâce au suivi, à l'analyse et à l'optimisation en continu des systèmes techniques.

Qui est concerné ?

  • Tous les bâtiments tertiaires équipés de système de production CVC > 290 kW
  • Tous les bâtiments tertiaires équipés de système de production CVC > 70 kW

Obligations et échéances

Puissance de production > 290 kW

  • • Permis de construire avant le 21/07/2021 → BACS au plus tard le 01/01/2025
  • • Permis de construire à partir du 21/07/2021 → aucune date définie

Puissance de production > 70 kW

  • • Permis de construire avant le 08/04/2024 → BACS au plus tard le 01/01/2030
  • • Permis de construire à partir du 08/04/2024 → aucune date définie

Aides et subventions

Subventions CEE pour les GTB de classe A ou B pour les bâtiments existants.

Sanctions prévues

Pas de pénalité publiée à ce jour.

Les contrôles peuvent être réalisés par le maire ou le président de l'EPCI. L'exploitant reçoit ensuite une mise en demeure de respecter ses obligations et dispose de 3 semaines pour présenter ses observations.

Lien avec les autres r��glementations

Étroitement lié au Dispositif Éco-Énergie Tertiaire : la mise en place d'une GTB et d'un système de sous-comptage facilite le suivi des consommations et le respect des objectifs.

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Chapitre 3

Loi LOM

Contexte et objectifs

La Loi LOM (n°2019-1428 du 24/12/2019) vise la neutralité carbone des transports terrestres d'ici 2050. Une composante clé concerne le déploiement des infrastructures de recharge pour véhicules électriques (IRVE).

Deux leviers majeurs

1️⃣ Verdissement progressif des flottes

Les entreprises sont tenues d'intégrer progressivement des véhicules à faibles émissions, notamment électriques, dans leur flotte. Les taux de renouvellement exigés varient selon que l'entreprise opère dans un secteur concurrentiel ou non concurrentiel, avec des objectifs renforcés au fil des années.

2️⃣ Déploiement d'infrastructures de recharge (IRVE)

Installation de bornes de recharge dans les parkings neufs/rénovés (>10 places) et existants (>20 places).

Qui est concerné ?

Infrastructure de recharge (IRVE)

Bâtiments non résidentiels, neufs et existants avec un certain nombre de places de parkings

Verdissement des flottes

Entreprises privées ou publiques de plus de 50 employés possédant une flotte > 100 véhicules dont le poids total autorisé en charge est inférieur à 3,5 tonnes

Obligations et échéances

Déploiement d'infrastructures de recharge (IRVE) :
Application à partir du 1er janvier 2025 :

Parkings neufs/rénovés >10 places : pré-équipement de 20 % des places, dont 2 % pour PMR.

Parkings existants > 20 places : un point de recharge obligatoire par tranche de 20 places dont une accessible PMR.

Parkings existants > 200 places : au moins 2 points de recharge accessibles PMR.

Le verdissement progressif des flottes de véhicules :
Véhicules électriques dans les entreprises :

Acquisition de véhicules propres : électriques, hybrides rechargeables ou à hydrogène.

Quota de renouvellement progressif des flottes d'entreprise :
Secteur concurrentiel :
  • 10 % (1er janvier 2022)
  • 20 % (1er janvier 2024)
  • 35 % (1er janvier 2027)
  • 50 % (1er janvier 2030)
Secteur non concurrentiel :
  • 20 % jusqu'au 30 juin 2021
  • 30 % à partir du 1er juillet 2021
Obligation :

Mettre en place un Plan de Mobilité Employeur (PME) pour optimiser les déplacements.

Aides et subventions éventuelles

Pas de subventions spécifiques prévues.

Sanctions prévues

Pas de pénalité publiée à ce jour.

Lien avec les autres réglementations

Pas de lien direct avec le décret tertiaire.

Attention aux installations électriques

Attention

Nécessité de dissocier la consommation IRVE de celle du bâtiment.

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Chapitre 4

Loi APER

Contexte et objectifs

La Loi APER (n°2023-175 du 10/03/2023) impose l'installation de systèmes de production d'énergies renouvelables ou de système de végétalisation hydro économe sur les parkings extérieurs ou en toiture.

Objectif : accroître la part d'énergies renouvelables et réduire la dépendance aux énergies fossiles.

Parking :

La mise en place d'ombrières photovoltaïques doit couvrir 50% de la surface totale d'un parking. Une végétalisation favorisant la biodiversité peut également être intégrée, avec un système de récupération des eaux pluviales, à raison d'un arbre pour trois places sur 50 % de la surface totale.

Toiture :

La mise en place d'un procédé de production d'énergie renouvelable et/ou végétalisation favorisant la biodiversité avec système de récupération des eaux pluviales sur 50% de la surface.

Qui est concerné ?

  • • Bâtiments neufs depuis 2023 de plus de 500m² d'emprise au sol
  • • Tous les bâtiments tertiaires disposant d'un parking extérieur > 1 500 m²
  • • Propriétaires de bâtiments

Obligations et échéances

Parkings :
  • 1er juillet 2026 : parkings > 10 000 m² → obligation de couverture PV sur au moins 50 % de la surface.
  • 1er juillet 2028 : parking supérieur à 1 500 m² → obligation similaire.
Toitures :
  • 40% de la toiture : assujetti en juillet 2026
  • 50% de la toiture : assujetti en juillet 2027

Aides et subventions éventuelles

Pas d'aide ni de CEE.

Sanctions prévues

Amende annuelle jusqu'à mise en conformité :

Jusqu'à 20 000 € / an pour parkings < 10 000 m².

Jusqu'à 40 000 € / an pour parkings > 10 000 m².

Cette sanction est proportionnée à la gravité du manquement

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Chapitre 5

Dispositif Éco-Énergie Tertiaire

Contexte et objectifs

Issu de la Loi Elan, le DEET vise à réduire la consommation énergétique du parc tertiaire. Les bâtiments tertiaires >1 000 m² doivent déclarer leur consommation sur OPERAT et respecter des objectifs de réduction énergétique par un engagement décennal en valeur relative par rapport à une année de réf��rence (2010-2022) ajustée en fonction des variations climatiques. Ou à la première année pleine d'exploitation pour les bâtiments neufs

Objectifs de réduction

-40%
En 2030
-50%
En 2040
-60%
En 2050
Objectif en valeur absolue :

Selon usages, zone climatique et activité

Modulations ou exemptions :

Possibles selon des critères techniques, économiques ou architecturaux.

Qui est concerné ?

  • • Tous les bâtiments tertiaires existants et neufs > 1 000 m² (surface de plancher)
  • • Propriétaires et preneurs à bail

Obligations et échéances

2021 : dépôt des consommations 2020 sur OPERAT (reporté fin 2022)

Chaque année : renseignement des consommations sur OPERAT

2030 : premier palier obligatoire en valeur relative (-40 %) ou en valeur absolue.

2040 & 2050 : étapes suivantes

Dates limites pour déposer un dossier de modulation :

  • • Décennie 2020 - 2030 : 30/09/2027
  • • Décennie 2030 - 2040 : 30/09/2037
  • • Décennie 2040 - 2050 : 30/09/2047

Aides et subventions éventuelles

Pas d'aide spécifique mentionnée dans le dispositif.

Sanctions prévues

Amende de 1 500 �� (personne physique) ou 7 500 € (personne morale) en cas de non-publication ou non-mise en œuvre du programme de travaux.

Publication des « mauvais élèves » (name & shame) sur une plateforme publique.

Lien entre les réglementations

La mise en conformité au décret BACS, la mise en conformité des réglementations citées précédemment ainsi que l'installation d'énergies renouvelables et autres types de rénovations énergétiques aident à répondre à l'objectif global de baisse des consommations dans le cadre du décret tertiaire.

Approche stratégique

Une méthodologie de mise en conformité structurée

1

Diagnostic réglementaire et technique

Permet d'identifier les bâtiments concernés, les équipements en place, leurs caractéristiques principales et les réglementations applicables au regard des échéances.

Cette étape vise à disposer d'une vision claire et partagée de la situation initiale.

2

Analyse et hiérarchisation

Priorise les actions à mener. Toutes les obligations n'ont ni le même niveau d'urgence ni les mêmes impacts.

Cette étape consiste à arbitrer en tenant compte des enjeux réglementaires, des contraintes techniques, des conditions d'exploitation et des implications économiques, tout en identifiant les cohérences possibles entre les différents dispositifs.

3

Plan d'action et de travaux

Définit un plan structuré dans le temps qui traduit les obligations réglementaires en actions concrètes.

Il intègre les échéances, les cycles de renouvellement des équipements et les contraintes opérationnelles du site.

4

Suivi et traçabilité

La mise en conformité s'inscrit dans la durée, reposant sur un suivi régulier et la traçabilité des actions engagées.

Cela permet de sécuriser le respect des échéances réglementaires, la réduction des consommations énergétiques et la diminution de l'impact carbone des bâtiments.

Synthèse

Conclusion

Un objectif commun

Les réglementations applicables aux bâtiments tertiaires ne doivent pas être abordées comme une succession de contraintes isolées. La Loi F-GAS, le Décret BACS, la Loi LOM, la Loi APER et le Dispositif Éco-Énergie Tertiaire poursuivent un objectif commun : réduire durablement l'impact environnemental des bâtiments, tout en améliorant leur performance et leur exploitation.

Choix techniques structurants

La mise en conformité implique des choix techniques structurants : remplacement d'équipements, évolution des fluides frigorigènes, automatisation des systèmes, intégration des énergies renouvelables, suivi précis des consommations et adaptation des usages.

Mal anticipées, ces obligations peuvent générer des surcoûts, des risques de non-conformité ou des impasses techniques.

Une approche globale pour transformer les contraintes

À l'inverse, une approche globale permet de transformer ces contraintes en leviers : priorisation des investissements, cohérence des travaux, optimisation énergétique et valorisation du patrimoine immobilier.

Notre accompagnement

Chez Eden.green, l'accompagnement repose sur cette vision transversale : analyser les obligations, les croiser entre elles et construire une trajectoire réaliste, conforme et durable, adaptée aux spécificités de chaque site et de chaque organisation.