Décret BACS : qui est concerné ?

Seuils de puissance, dates clés et obligations : faisons le point.

Évaluer ma conformité BACS

L’essentiel à retenir

  • – Concerne les bâtiments tertiaires équipés d’un système CVC > 290 kW ou > 70 kW
  • – L’échéance dépend du seuil et du permis de construire
  • – 1er janvier 2025 : première échéance majeure
  • – 1er janvier 2030 : extension au seuil 70 kW
  • – Performance minimale : classe C (NF EN ISO 52120-1)
  • – GTB et sous-comptage : leviers clés pour le DEET

Le décret BACS élargit progressivement son périmètre.

La vraie question n’est pas “qu’est-ce que le décret BACS ?” Mais : mon bâtiment est-il concerné, et à quelle échéance ?

Voici comment l’analyser simplement.

Qui est concerné par le décret BACS ?

Sont concernés les bâtiments tertiaires équipés d’un système CVC dépassant certains seuils. Le critère déterminant est la puissance nominale utile installée.

Typologies courantes :

  • – Bureaux
  • – Commerces
  • – Hôtels
  • – Établissements d’enseignement
  • – Centres de santé
  • – Bâtiments administratifs
  • – Infrastructures sportives ou culturelles

Seuil > 290 kW : êtes-vous concerné par 2025 ?

Permis avant le 22 juillet 2021 → Mise en conformité au plus tard le 1er janvier 2025

Permis après le 22 juillet 2021 → Aucune date spécifique définie à ce stade

Seuil > 70 kW : êtes-vous concerné par 2030 ?

Permis avant le 8 avril 2024 → Mise en conformité au plus tard le 1er janvier 2030

Permis après le 8 avril 2024 → Aucune date fixée à ce jour

Quelles sont les obligations exactes ?

  • – Mettre en place un système d’automatisation et de contrôle
  • – Intégrer un dispositif de suivi et sous-comptage
  • – Atteindre la classe C (NF EN ISO 52120-1)
  • – Assurer un suivi et optimisation continue

Qui est responsable ?

  • – Propriétaire du bâtiment
  • – Exploitant selon contrat
  • – Directions immobilières et techniques

En cas de contrôle, une mise en demeure peut être adressée.

Lien avec le Dispositif Éco-Énergie Tertiaire

Le décret BACS s’inscrit dans la trajectoire globale de performance énergétique.

  • – Suivi précis des consommations
  • – Déclaration sur OPERAT
  • – Objectif -40 % en 2030

FAQ

Qui est concerné ? Les bâtiments tertiaires équipés d’un système CVC > 290 kW ou > 70 kW.
La surface est-elle un critère ? Non. Le critère est la puissance nominale utile installée.
Quelle classe est exigée ? Classe C selon NF EN ISO 52120-1.
Y a-t-il des sanctions ? Pas de pénalité publiée, mais mises en demeure possibles.

L’essentiel à retenir

BREEAM In-Use évalue la performance environnementale d’un bâtiment existant. 

La démarche commence par une analyse simple de l’état du site. 

Les améliorations portent autant sur la gestion que sur la technique. 

L’audit repose sur des preuves vérifiables. 

Le niveau final dépend de la cohérence globale du bâtiment et de son exploitation. 

Pourquoi viser la certification BREEAM In-Use

BREEAM In-Use est une certification reconnue pour évaluer les performances environnementales d’un bâtiment en exploitation.

Elle apporte une vision claire de l’état du site, met en évidence les axes de progrès et renforce la valeur de l’actif.

Elle apporte une vision claire de l’état du site, met en évidence les axes de progrès et renforce la valeur de l’actif.

Comprendre BREEAM In-Use en quelques points

BREEAM In-Use repose sur deux volets complémentaires qui permettent d’évaluer la performance globale d’un bâtiment en exploitation.

La qualité du bâtiment

Caractéristiques intrinsèques, équipements, structure, confort et usages.

La qualité d’exploitation

Gestion, maintenance, suivi, documentation et organisation des opérations quotidiennes.

L’objectif est de mesurer comment le bâtiment fonctionne réellement au quotidien, et non uniquement ses performances théoriques.

Posez une question à un spécialiste
Certification BREEAM In-Use – Guide rapide

Étape 1 — Évaluer l’existant et identifier les premiers axes de progrès

La première étape consiste à examiner le fonctionnement du bâtiment sans entrer dans des analyses complexes.

Observation du site

Usage des espaces, gestion quotidienne, organisation de la maintenance.

Informations disponibles

Données de consommation, documents existants, pratiques internes.

Premiers écarts visibles

Éléments manquants, axes d’amélioration évidents, incohérences de fonctionnement.

Cette première vision sert uniquement à orienter la suite. Pour une analyse plus poussée, un accompagnement dédié est nécessaire.

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Étape 2 — Définir les priorités d’amélioration

Les priorités dépendent du niveau visé et de l’état du bâtiment.

Enjeux techniques

Pilotage des installations, confort, conditions d’usage.

Enjeux de gestion

Procédures, organisation, suivi des consommations.

Enjeux environnementaux

Déchets, mobilité, eau, gestion des ressources.

L’objectif est de définir une feuille de route simple et réaliste. Le référentiel complet permet d’aller plus loin, notamment pour viser un niveau élevé.

Prenez rendez-vous pour définir vos actions prioritaires

Étape 3 — Mettre en œuvre les actions opérationnelles

Les actions consistent à corriger, clarifier ou améliorer certains aspects du bâtiment.

Actions techniques

Réglages, points de mesure, confort intérieur, usages.

Actions organisationnelles

Documentation, procédures, suivi, communication interne.

Actions environnementales

Amélioration du tri, sensibilisation, gestion des ressources.

Ces actions sont généralement simples à mettre en place. Les actions plus avancées nécessitent une étude détaillée du référentiel.

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Étape 4 — Constituer les preuves et préparer l’audit

La certification repose sur une documentation claire montrant les pratiques de gestion et l’état du bâtiment.

Preuves à réunir

Éléments sur l’exploitation, documents techniques, registres.

Fiabilisation du dossier

Vérification, mise en forme, cohérence globale.

Le contenu exact des preuves dépend du niveau visé et du périmètre choisi. Notre Livre Blanc détaille plus précisément le fonctionnement de cet audit.

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Étape 5 — Passer l’audit et suivre la certification

Un auditeur indépendant vérifie les déclarations et évalue la cohérence des preuves.

Audit en ligne

Contrôle des documents fournis.

Attribution du niveau

Score basé sur l’ensemble du dossier.

Suivi de la certification

Mises à jour régulières, maintien des bonnes pratiques.

L’audit permet d’obtenir une reconnaissance officielle du niveau atteint.

Conclusion : une démarche accessible et valorisante

BREEAM In-Use permet d’évaluer simplement l’état d’un bâtiment existant et d’identifier les actions prioritaires pour en améliorer la performance.

La démarche reste progressive et accessible, et devient un véritable atout pour les propriétaires et exploitants souhaitant structurer leur gestion et valoriser leurs actifs.

FAQ – Certification BREEAM In-Use

Qui peut viser BREEAM In-Use ?

Tout bâtiment existant, quelle que soit sa typologie.

Faut-il réaliser des travaux pour être certifié ?

Non systématiquement. Une grande partie dépend de l’exploitation et de la gestion en place.

Comment se déroule l’audit ?

Un auditeur indépendant vérifie les preuves fournies et confirme le niveau obtenu selon le référentiel BREEAM In-Use.

Quel est l’avantage principal ?

Une visibilité claire sur l’état du bâtiment, la structuration de sa gestion et une valorisation accrue de l’actif.

Combien de temps la certification est-elle valable ?

Elle doit être régulièrement mise à jour pour rester active et refléter les pratiques réelles du site.

Nos experts à votre écoute pour toute question

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